Pour revenir sous la barre des 3 % de déficit en 2013, le gouvernement s’engage à faire progresser la dépense publique à un rythme inférieur à 1 % par an. François Fillon a adressé à Bruxelles en début de semaine son plan de redressement des finances publiques. Il prône un « gel du budget des ministères et des efforts comparables pour les collectivités locales ». Quant à l’objectif de progression des dépenses de l’Assurance-maladie, il devra descendre sous les 3 %. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite sera poursuivi jusqu’à la fin du quinquennat. Les niches fiscales et sociales seront revisitées et les recettes de croissance seront affectées à la réduction du déficit. François Fillon espère « le faire revenir à 6% du PIB l’an prochain, 4,6 % en 2012, et enfin 3 % en 2013, si aucune nouvelle crise ne vient perturber cette trajectoire ».
Le Premier ministre veut associer les collectivités à l’effort : « Soit nous arrivons à résorber nos déficits dans le cadre d’un dialogue avec les collectivités locales, ce que je souhaite, soit l’État sera obligé de le décider seul », a-t-il indiqué dans un entretien au Figaro.
Le rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Gille Carrez qui est aussi président du Comité des finances locales ne se fait pas d’illusions : « nous devons intégrer une certitude : celle de la baisse ou, en tout cas, de la stabilisation des concours financiers de l’État aux collectivités dans les prochaines années. Si l’État décidait dans les prochaines années de geler ses concours à 98 milliards d’euros, ce qui correspond à l’enveloppe 2010, quelle serait alors la marge de manœuvre pour les collectivités ? Il faut étudier les marges d’ajustement » explique-t-il en envisageant de nouveaux modes de répartition.