Bonne nouvelle : la signature de la France reste très appréciée. Le deuxième emprunt à 50 ans de l'histoire française, lancée cette semaine par l’Agence France Trésor a rencontré une très forte demande de la part des investisseurs, qui ont fait plus de 8 milliards d'euros d'offres pour acquérir les 5 milliards proposés.
Dans le climat actuel difficile pour les dettes souveraines, la deuxième émission obligataire française à 50 ans de l'histoire s'est bien déroulée. A l'issue de l'opération, la nouvelle Obligation assimilable au Trésor (OAT) arrivant à maturité en 2060 et portant un coupon de 4 %, dont la création avait été annoncée ce mardi, a suscité 8,3 milliards d'euros de demande. Soit plus de 1,6 fois le montant de 5 milliards d'euros finalement alloué par l'Agence France Trésor (AFT), qui tablait initialement sur une émission comprise entre 3 et 5 milliards.
L'AFT a en outre annoncé avoir payé une prime de seulement deux points de base (0,02 %) par rapport à la précédente OAT de référence à 50 ans, la "4,0 % à échéance 2055", dans le bas de la fourchette de 2 à 4 points initialement annoncée. Émise en 2005, le rendement de l'OAT 2055 s'établissait hier à 4,137 %.
Précisons que pour assurer un succès maximal à l'opération, l'AFT avait indiqué que cette ligne obligataire, d'une maturité extrêmement longue, serait « par la suite abondée pour répondre à la demande des investisseurs et pour garantir sa liquidité ».