Twitter Facebook Linkedin
Partager sur :

La mobilisation du foncier public pour le logement se poursuit

02/03/2017

L’ancien ministre Thierry Repentin, a présenté le troisième rapport de la Commission nationale de l'aménagement, de l'urbanisme et du foncier (CNAUF) qui fait état, en 2016, de 105 accords de cession pour un potentiel de près de 12.000 logements dans des zones urbaines tendues. L'objectif gouvernemental de porter le nombre de cessions de 70 en 2015 à 100 en 2016 a été atteint.

Depuis 2012, 401 cessions pour la réalisation de 41.205 logements dont 18.994 logements sociaux ont été réalisées. Parmi celles-ci, on dénombre 69 opérations avec décote pour près de 6.300 logements programmés dont plus de 4.400 logements sociaux. L’effort consenti par l’État et SNCF Immobilier pour ces cessions est de l’ordre de 107 millions d’euros.

Renforcé par la loi du 18 janvier 2013, le principe de décote rend possible la mise en vente des terrains inutilisés de l'État à un prix inférieur à leur valeur vénale, dès lors qu'ils ont vocation à accueillir des programmes de logement. Ce dispositif enregistre aujourd'hui une nette accélération : si un terrain en a bénéficié en 2013, ce sont douze terrains en 2014, vingt en 2015, et trente-six l’année dernière qui ont été vendus avec une décote pour la réalisation de 1.473 logements sociaux. Pour l’ensemble des cessions, le montant total des décotes est de plus de 50 millions d’euros consentis au profit du logement social, soit une moyenne de 45 % de la valeur vénale des cessions de 2016. Pour la première fois, ce taux a atteint 100 % et deux terrains ont été cédés à titre gratuit : à Lille pour un centre d’hébergement et de réinsertion sociale de 51 places et à Lyon pour une résidence sociale de 239 logements.

Ces résultats s'appuient sur une forte mobilisation de l'État, tant au niveau central que déconcentré. Localement, le rôle de pilote du dispositif confié au préfet de région a été renforcé pour élaborer les listes régionales de mobilisation du foncier public comme pour suivre la réalisation des logements sur les terrains cédés. Cette évolution a permis l'identification d'un vivier de 270 terrains prioritaires pour plus de 620 hectares disponibles partiellement ou en totalité dont près de 435 hectares situés dans les zones de tension du marché du logement (zones A, A bis et B1). Avec trois ventes déjà actées en janvier 2017, la dynamique se poursuit.

La Société foncière solidaire, société foncière publique prévue dans la loi sur le statut de Paris, devrait contribuer à cette politique en facilitant l’utilisation du foncier en vue de construire du logement, majoritairement social.

Parmi les opérateurs de l’État, les gros détenteurs de foncier public engagés dans ce dispositif sont la SNCF, Voies navigables de France (VNF), la RATP, des établissements publics de santé et la SOVAFIM (agence foncière publique). Le ministère de la défense y a également contribué avec trois ventes importantes.