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SPÉCIAL PRÉSIDENTIELLE 2017
Évolution du paysage institutionnel territorial

14/03/2017

Pour le représentant de Marine Le Pen, David Rachline, il faut “garder les communes, avec la revalorisation de leurs compétences, les départements et bien sûr l’État“ mais supprimer les régions. “La disparition des régions me semble un moyen efficace pour faire enfin baisser les impôts locaux de nos concitoyens très rapidement“ indique le sénateur du Var pour le FN qui propose que “toutes les élections soient régies (…) par la proportionnelle intégrale“ sans rejeter l’idée d’une “prime majoritaire“.

Pierre-Yves Collombat représentant de Jean-Luc Mélenchon dénonce une “logique d’abandon du territoire“. Il critique la montée en puissance des régions et des intercommunalités, au détriment des départements et des communes.

Nicolas Dupont-Aignan propose la fin de la métropolisation et de la régionalisation de la France : “le résultat de cette métropolisation et de cette régionalisation, c’est que tous les crédits vont aux plus grandes métropoles, c’est que les territoires ruraux sont totalement abandonnés et que les villes moyennes meurent“. Il veut remplacer les conseils régionaux par des conférences associant élus locaux et représentants de l’Etat. “Leurs compétences engloberont les transports, l’aménagement du territoire, les grands investissements“. “Les lycées, la formation professionnelle, l’économie redescendraient aux départements qui seraient le maillon essentiel de l’architecture du pays“, précise le candidat de Debout la France qui n’est pas opposé à “la fusion de certains départements et de certaines communes sur la base du volontariat“.

François Fillon propose de “ne plus imposer des réformes d’en haut“ mais de “bâtir un cadre légal qui permette aux collectivités territoriales de prendre des initiatives“. Pour lui, “c’est en laissant la liberté aux territoires qu’on pourra obtenir une vraie réorganisation et une vraie simplification“. Il propose notamment de laisser la possibilité aux communes ou aux départements de fusionner, aux collectivités d’expérimenter le conseiller territorial : “ma conviction, c’est que les territoires vont s’organiser, et qu’il y aura plus de fusions de communes qu’on le croit“.

Emmanuel Macron prévoit la réduction “d’un quart“ du nombre de départements “à l’horizon 2022“ : “cette réforme ne répondra pas à une logique administrative mais une logique de projets de territoires.» (…) Sur ces territoires où des métropoles fortes sont constituées, il est évident qu’il faut progressivement (…) en faire des vrais pôles de prospérité et de croissance (…) qui pourront prendre en charge les attributions des conseils départementaux“ a-t-il ajouté, prenant l’exemple de la Métropole de Lyon. Il confirme le rôle essentiel des départements dans les territoires ruraux.