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La ville de Caen anticipe le reclassement professionnel de ses agents en arrêt longue maladie

13/04/2017

Sur le modèle du dispositif qui existe dans le secteur privé, le PRESIJ (Protocole pour le retour à l’emploi des salariés en indemnités journalières), la communauté urbaine Caen-la-mer, la ville de Caen et son CCAS, viennent d’installer, à titre expérimental, un service d’accompagnement individuel de leurs agents en arrêt de maladie et en attente de reclassement professionnel. La création de ce dispositif s’est appuyée sur le décret n°2007-1845 du 26 décembre 2007, relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie des agents de la fonction publique territoriale, qui ouvre une possibilité de formation en dehors du temps d'activité de l'agent, permettant de former les agents pendant un arrêt de travail.

Il s’agit de profiter de l’arrêt pour aider les agents à redéfinir un projet professionnel et à se former. L’enjeu est d’anticiper le retour à l’emploi pour des agents en arrêt de longue duréeet de faire en sorte qu’ils puissent mettre à profit cette interruption pour construire, avec des professionnels des ressources humaines, un nouveau projet professionnel en leur donnant la possibilité d’être formés puis de rechercher un nouvel emploi et un nouveau métier avant même leur retour.

Intitulée MOPAT (mobilisation pendant l’arrêt de travail), l’opération a été lancée en janvier 2017, à titre expérimental jusqu’à fin 2018. Pour les promoteurs de la MOPAT, il s’agit de permettre à des agents, souvent très isolés en raison d’arrêts de longue durée, parfois quasiment en désinsertion professionnelle, sociale et dans une situation financière souvent difficile(passage d'une rémunération à demi-traitement, voire la mise en disponibilité sans aucune rémunération), de mettre à profit cette pause forcée pour, le plus précocement possible, réfléchir à leur avenir professionnel, faire un bilan de leurs compétences, faire un point sur leur situation personnelle et être positionnés dans une formation adaptée afin de leur donner tous les moyens d’aborder un entretien de recrutement avec de meilleures chances de réussite.

Les responsables caennais expliquent que “c’est aussi un moyen de changer le regard, et certains a priori ou idées reçues sur le seul mot de reclassement“. Cela doit aussi permettre de réduire le coût de l'absentéisme et du remplacement. Au sein de la DRH, le service Qualité, environnement de travail (SQET), qui oeuvre également dans la prévention des risques psycho-sociaux, est à l’origine de la création de cet accompagnement, et pilote le processus avec le service Développement, accompagnement des compétences (SDAC). Le pôle Indisponibilités physiques veille au cadre légal et aux droits des agents.

Le dispositif est financé par le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP)à hauteur de 500.000 euros.