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Smart city : doter les intercommunalités d’une compétence sur les données

27/04/2017

Le député Jean-Luc Belot (PS, Maine-et-Loire) a remis un rapport au Premier ministre sur les risques et les enjeux de la smart city. Pour le rapporteur, “la smart city est une chance pour les territoires et leurs habitants. Construite dans le bon sens, en partant des besoins, la ville des intelligences peut améliorer les services publics, les rendant plus personnalisés et plus efficients. C’est également une opportunité formidable pour les entreprises françaises, championnes des métiers de la ville mais également PME et start-up“.

Jean-Luc Belot rappelle que le marché mondial de la smart city est estimé entre 400 et 1.600 milliards de dollars à l’horizon de 2020.

Cependant, pour saisir cette opportunité, nos entreprises doivent disposer de vitrines en France et celles-ci ne peuvent pas être de simples démonstrateurs. Il y a donc un double enjeu à aider les collectivités territoriales à développer leurs projets smart city : un enjeu pour elles et leurs habitants d’abord, et un enjeu économique pour les entreprises ensuite.

Pour que les smart cities se développent au profit de tous, le rapporteur insiste sur le rôle des collectivités territoriales comme tiers de confiance, garantes de l’égalité et créatrices de lien social. Pour lui, la stratégie smart city d’un territoire doit viser à renforcer le pouvoir de tous les acteurs de la ville, les associer plus étroitement à la décision publique, permettre que la ville profite de toutes les intelligences.

À cette fin, plusieurs mesures sont proposées dans ce rapport : doter les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) d’une compétence sur la donnée, qui sera le socle de la smart city ; redonner une compétence économique aux EPCI pour leur permettre d’accompagner les innovations territoriales ; réduire le risque juridique de la commande publique ; favoriser les mutualisations entre collectivités et enfin, multiplier les formations pour que l’ensemble des décisions qui entourent la numérisation des services publics locaux puissent être prises de manière éclairée.

Jean-Luc Belot estime que l’essentiel, cependant, dépasse ces recommandations techniques. Il s’agit d’abord de replacer l’usager au coeur de la stratégie publique, de chercher à répondre à ses besoins, et de concentrer les efforts à la mise en place d’une “expérience utilisateur“ riche, positive et inclusive. “En remettant l’habitant, le citoyen, au coeur de la démarche publique et en acceptant de construire cette démarche avec l’ensemble des acteurs volontaires, la ville deviendra alors plus intelligente“, conclut le rapporteur.

Accéder au rapport