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Corse : une charte de l’emploi local contestée

07/06/2017

L'assemblée de Corse, présidée par le nationaliste Jean-Guy Talamoni, a signé avec le Syndicat des travailleurs corses (STC), les présidents des chambres de métier, commerce et agriculture, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), et des syndicats étudiants une charte pour l’emploi local. Les signataires s’engagent à favoriser "le recrutement de ceux qui ont leurs centres d'intérêts moraux et matériels en Corse et dont les compétences sont suffisantes". Sont visés "ceux qui sont nés en Corse, qui y ont suivi leurs études, qui y vivent ou qui y ont habité, mais qui ont été contraints de la quitter (...), ceux qui ont des attaches familiales ou qui sont propriétaires de biens immobiliers".

La Charte prévoit aussi de "faire de la langue corse une différence compétitive" et stipule que, dans le secteur public, la langue corse soit intégrée "dans toutes les missions de service public".
 
Dans un courrier aux signataires, le préfet de région, Bernard Schmeltz, met en garde contre une "discrimination à l'embauche" et rappelle que toute entreprise signataire s'exposerait à des "poursuites civiles et pénales".

Jean-Guy Talamoni a réagi en rappelant que la Ville de Paris a elle aussi mis en place une "Charte de développement de l'emploi local et de la responsabilité sociale de l'entreprise", signée entre la capitale et de grands employeurs pour "favoriser l'accès à l'emploi des Parisien(ne)s", comme indiqué sur le site de la mairie de Paris.