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Des états généraux de l’alimentation et des pistes pour la ruralité

21/06/2017

Emmanuel Macron, en déplacement en Haute-Vienne, au lycée agricole de Limoges Les Vaseix le 9 juin, a développé les principaux axes de sa politique pour l’agriculture et la ruralité. Début juillet, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation organisera des “états généraux de l’alimentation“  en y associant d’autres ministères dont celui de la cohésion des territoires “parce que de la transition écologique en passant par la santé, jusqu’à l’économie, l’Europe, la cohésion des territoires, l’agriculture et l’alimentation sont au cœur de tout“, a déclaré le président de la République qui constate une transformation des manières de produire et de consommer.
 
Le chef de l’État plaide pour “plusieurs modèles qui cohabiteront : une agriculture intensive, l'agriculture des appellations contrôlées, l'agro-écologie, l'exploitation de taille moyenne qui cherche la qualité et la différenciation. Il ne faut pas chercher à avoir un seul modèle et à bouleverser tout le paysage productif français. Mais il y a des modèles qui sont perdus d'avance. Si on garde une agriculture intensive qui n'arrive pas à exporter et ne va pas vers la qualité, elle n'a pas d'avenir, et il faut savoir là aussi le dire et l'expliquer“. Un plan d'investissement agricole de 5 milliards d'euros est annoncé pour moderniser les exploitations, développer des circuits courts, développer l'agro-écologie, la diversification par la méthanisation ou d'autres structures.

Emmanuel Macron veut aussi que les services environnementaux que rendent la plupart des agriculteurs soient payés. Des appels à projets vont être lancés pour les activités de diversification.
 
Le président fixe un objectif de 50 % en restauration collective de circuits courts, bios ou écologiques. “Ça veut dire accompagner les collectivités ou la restauration collective quand elles s'engagent. Parce que c'est parfois un peu plus cher, et donc il faut des mécanismes d'incitation et des mécanismes d'aide. Il faut que l'État lui-même le fasse, il faut que la commande publique dans ses critères prenne cela en compte“, a déclaré Emmanuel Macron.
 
Abordant la question du désenclavement des territoires, Le président de la République a voulu distingué "la mobilité physique" et "l’accessibilité numérique". Il a rappelé son engagement pour l’aménagement numérique du territoire. Pour lui, cela “suppose de repenser les plans, d’être très volontariste et de contraindre davantage qu'on l'a fait les opérateurs“. Concernant les infrastructures routières et ferroviaires, il annonce “d’ici la fin de l'année un plan de mobilité, qui ne sera pas un rapport, qui sera un plan pour les années à venir, avec une programmation annuelle d'investissements publics – éventuellement, d'ailleurs, des projets qui peuvent être public-privé – mais pour l'État qui donnera la visibilité des priorités région par région et du plan de développement“.