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Marseille innove avec “SafeGouv“, 1ère plateforme éducative de sécurité informatique

21/06/2017

Fruit d'une collaboration entre la mairie de Marseille, la startup Net Guard et Polytech Marseille (composante d'Aix-Marseille Université), le projet "SafeGouv" est la 1ère plateforme éducative nationale de sécurité informatique dédiée aux institutions publiques. Dans le cadre de ce dispositif, les étudiants experts de Polytech Marseille tenteront de détecter d’éventuelles failles de sécurité, d’auditer et d'indiquer les correctifs à apporter sur les sites de la ville mais également ceux du conseil régional de PACA.

Qualifiés de “hackers éthiques et bienveillants“, une vingtaine d’étudiants en 3ème et 4ème années à Polytech ont commencé à travailler sur le programme à mettre en place. “Ce partenariat avec la ville, c’est pour nous une salle de TP ouverte“, explique une enseignante, “on a à disposition tous les cas. Nous allons apporter de l’enseignement et de l’expérience, c’est unique. Cela va permettre de travailler sur la méthodologie de recherche de faille. Nous avons des normes, des référentiels juridiques, on va travailler sur les outils de recherche, la réalisation de rapport sur les failles et sur les préconisations de réparation de failles à formuler“.
 
Les étudiants en cybersécurité vont tester la sécurité des sites et applications de la ville. Ils n’interviendront que dans la prévention des attaques mais pas en cas de crise. Cette solution disruptive mobilise des citoyens experts et apprenants, une génération née devant l’écran et dont l’expertise dépasse souvent celle des professionnels. Pour la collectivité qui indique être victime de milliers de cyberattaques, le service est gratuit et ne coûte rien. Pour l’adjointe au maire chargée de la sécurité, Caroline Pozmentier-Sportich, “si la force des hackers est de se renouveler en permanence, c’est aussi celle des étudiants qui se renouvellent chaque année“. Pour elle, smart city doit rimer avec safe city.

Ely de Travieso, fondateur de la start-up Net Guard, souhaite généraliser ce type de coopération à l’échelle nationale en la proposant notamment à des collectivités territoriales de plus petite taille dont les moyens alloués à la cyber-sécurité sont plus restreints. 200 étudiants sont mobilisables avec Polytech Marseille pour auditer la sécurité des systèmes d’information municipaux.

À la prochaine rentrée universitaire, Net Guard mettra gratuitement sa plate-forme SafeGouv à disposition des classes d'ingénieurs pour faire travailler les étudiants sur des sites Internet, applications mobiles ou objets connectés. “La cyberdéfense est un enjeu de souveraineté nationale“, déclare Ely de Travieso, “il est essentiel de former des bataillons d'experts qui contribueront au développement de la confiance numérique“ avec une filière pédagogique au service des institutions publiques.