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Le gouvernement veut soutenir l’investissement public malgré les contraintes budgétaires

18/07/2017

Après la présentation de l'audit de la Cour des comptes et une réunion à Bercy intitulée “états généraux des comptes de la nation“, le gouvernement a décidé d’appliquer la baisse d’impôts promise par le candidat Macronet en même temps de stabiliser le déficit tout en relançant l’investissement public.

Selon la Cour des comptes, le déficit public pourrait déraper à 3,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2017, un manque de 8 milliards d'euros par rapport aux prévisions inscrites dans le programme de stabilité adressé en avril à Bruxelles(2,8 %), et de 4 milliards d'euros par rapport à l'objectif affiché par le gouvernement d'Édouard Philippe (3 %). Le ministre de l’action et des comptes publics a reconnu que la situation budgétaire est très difficile pour les années 2017 et 2018. Des annulations de crédits seront prises pour financer les dépenses inéluctables et permettre d’atteindre un déficit public à 3 %.

Dans son discours de politique générale, devant les députés, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré: "Nous dansons sur un volcan qui gronde de plus en plus fort", ajoutant voulant mettre fin à "l'addiction française à la dépense publique"et promettant de ramener le déficit public sous la barre des 3 % dès 2017. La dette publique française a atteint 98,9 % du PIB. Elle représente désormais près de 32.000 euros par habitant. En 2016, la dépense publique a représenté 56,4 % du PIB en France. Les prélèvements obligatoires se sont quant à eux élevés à 44,4 % du PIB.

Le Premier ministre a confirmé un plan d'investissement de 50 milliards d'euros sur cinq ans, promis par le Président Emmanuel Macron, et a annoncé qu'il serait piloté par l'économiste Jean Pisani-Ferry. Il portera sur “les domaines de la transition écologique, du développement des compétences, de la santé, des transports, de l'agriculture et de la modernisation de l'État", a indiqué le Premier ministre, soulignant qu'une part de cet investissement "viendra financer des réformes structurelles de notre économie et de la sphère publique".